Un jour, une bonne poule de basse cour vit
dans le journal que des poules sans plume
étaient crées en Israël.
Elle se dit : »mes plumes sont lourdes et inesthétiques ; tu vois un peu comme je serai élégante si je les retirais ! »
Elle commença ce matin là avec son bec, de retirer une par une chaque plume de sa belle robe auburn et comme cela lui prenait tout son temps, elle ne pondait plus.
Au bout de quelques jours, des plaques dégarnies apparaissaient sur son torse mais cela ne suffisait pas, si bien qu'elle ne se nourrissait plus pour aller plus vite.
Au bout d'un mois, en même temps que ses plumes, ses forces étaient parties.
Le fermier ayant assisté impuissant à cette descente se demandait quel virus avait bien pu atteindre une de ses meilleures pondeuses.
Il décida d'appeler le vétérinaire et celui- ci lui dit d'amener la « malade » le lendemain.
Le vétérinaire ne trouvait aucune cause, alors il décida de garder la poule en observation quelque temps.
Si bien que quinze jours après c'est une poule dont les plumes avaient repoussé qui en retrouvant son poulailler se dit : »je suis jolie comme je suis et le fermier m'aime bien. »
Et elle se remit à pondre.